Haïti: Les dessous de l’assassinat du président Jovenel Moïse

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Selon la police haïtienne c’est un commando de 28 assaillants qui sont responsables de l’assassinat de Jovenel Moïse, président de Haïti. Le commando serait composé de 26 colombiens et de 2 américains d’origine haïtienne. « Il s’agissait d’un commando de 28 assaillants, dont 26 Colombiens qui ont mené l’opération pour assassiner le président », a indiqué Léon Charles, directeur général de la police haïtienne, lors d’une conférence de presse.

Selon la même source, les deux Américains et 15 Colombiens avaient été arrêtés, trois Colombiens tués et huit autres étaient toujours en fuite. « Les armes et les matériels utilisés par les assaillants ont été récupérés », a ajouté Léon Charles. « Nous avons déjà en main les auteurs physiques et nous sommes à la recherche des auteurs intellectuels ».

jovenel Moïse assassinat
Les dessous de l’assassinat du président Jovenel Moïse

Le département d’État des États-Unis, sans confirmer l’arrestation de ses ressortissants affiche sa volonté d’aider la police haïtienne dans l’enquête. Le ministre colombien de la défense, avance l’hypothèse que quelques uns des mercenaires seraient anciens militaires colombiens. Taïwan a annoncé vendredi 9 juillet que 11 des suspects s’étaient cachés dans le périmètre de son ambassade à Port-au-Prince. Ils ont été arrêté par la police haïtienne.

Les policiers qui été en charge de la sécurité du président Jovenel Moïse ont été convoqué par la justice. Des voix se lèvent pour interroger l’apparente passivité de la garde présidentielle. Aucun des agents n’a été tué ou blessé. « Je n’ai constaté aucun policier victime, sinon le président et son épouse. Si vous êtes responsables de la sécurité du président, où étiez-vous ? Qu’avez-vous fait pour éviter ce sort au président ? » a questionné Me Bedford Claude, le commissaire du gouvernement de la capitale.

Actuellement deux ministres prétendent diriger Haïti. Le président Jovenel Moise avait nommé jeudi Ariel Henry comme premier ministre. Il n’a pas eu le temps de prendre ces fonctions. Claude Joseph premier ministre par intérim a décrété l’état d’urgence pour 15 jours. Ariel Henry accuse Claude Joseph d’assurer une fonction pour la quelle il n’est pas nommé. Il est ministre des Affaires étrangères. L’opposition politique accuse aussi Claude Joseph d’accaparer le pouvoir.

C’est là que l’émissaire de l’ONU Helen La Lime entre jeu. Elle estime qu’Ariel Henry n’avait pas encore prêté serment, donc Claude Joseph représente l’autorité. « le Conseil des ministres, sous la présidence du Premier ministre, exerce le pouvoir exécutif jusqu’à l’élection d’un autre président ». Elle estimé que « L’organisation d’élections en septembre ne fera qu’aggraver la crise » Me Gédeon Jean, militant des droits humains, qualifie de « suspect « l’empressement du Premier ministre par intérim à déclarer l’état de siège, l’amenant à « entrevoir une tentative de coup d’État ».