Sahara Occidental: le Polisario au cœur de la crise entre le Maroc et l’Espagne

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Le chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario est au centre de la crise entre Madrid et Rabat depuis plusieurs semaines. Il est revenu mercredi en Algérie après avoir quitté dans la nuit l’Espagne, où il avait été hospitalisé en avril en secret. Le ministère espagnol des Affaires étrangères avait annoncé mardi soir que le chef du Polisario allait quitter l’Espagne mais sans préciser la destination de l’avion.

L’Espagne n’a retenu aucune charge contre Brahim Ghali

Le départ de Brahim Ghali est intervenu après la décision d’un juge espagnol de ne prendre aucune mesure coercitive à son encontre; après l’avoir entendu dans le cadre de deux plaintes pour tortures et génocide. Selon ce juge, le rapport de l’accusation n’a pas apporté d’indices montrant que Ghali soit responsable d’un délit. Le gouvernement espagnol, complice attitré de l’Algérie pour admettre secrètement Brahim Ghali en Espagne, avait fourni toutes les garanties à la junte militaire algérienne pour que le chef polisarien ne soit pas inquiété par la justice espagnole.

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Il était connu de tous, que le procès de Brahim Ghali devant l’Audience Nationale n’était qu’un simulacre. Les Juges espagnols étaient parfaitement au courant que Ghali et Benbattouch n’étaient qu’une seule et même personne. Reste désormais à savoir si le départ d’Espagne de Brahim Ghali, dont Madrid a informé cette fois Rabat, permettra d’abaisser les tensions.

La crise persiste entre le Maroc et l’Espagne malgré le départ du chef du Polisario

À Rabat, les autorités gardaient le silence depuis l’annonce mardi de la volonté royale de régler définitivement la question des mineurs en situation irrégulière en Europe, perçue comme un geste d’apaisement. Le gouvernement marocain avait toutefois assuré que la crise entre les deux pays ne s’achève pas avec le départ de Brahim Ghali car elle était liée à la position espagnole sur le Sahara occidental.

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Pour plusieurs analystes, l’origine de cette crise est en effet liée à la volonté de Rabat d’amener l’Espagne et l’UE à modifier leur position sur le Sahara dans un sens plus favorable aux intérêts marocains après la décision des États-Unis, aux derniers jours du mandat de Donald Trump, de reconnaître en décembre la souveraineté marocaine sur l’ensemble de ce territoire disputé.