Nkrumah, à la conférence internationale des états indépendants d’Afrique

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Le 24 mai 1963, 32 pays africains à peine indépendants se sont rencontrés dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, afin de trouver des moyens d’unir le continent. A cette occasion, Kwame Nkrumah donna ce qui devint un discours qui tient lieu de modèle définitif d’une unité africaine forte, qui, jusqu’à présent peine à se mettre en place.

« Nous avons besoin de la force de nos populations et de nos ressources mises en commun pour nous garder du danger très réel du colonialisme, qui revient sous des formes déguisées. Nous en avons besoin pour combattre les forces installées dans la place, qui divisent notre continent et retiennent encore nos frères par millions. Nous en avons besoin pour assurer la libération totale de l’Afrique. Nous en avons besoin pour faire avancer notre construction d’un système économique et social qui maintiendra la grande masse de notre population en augmentation croissante, à un niveau de vie comparable à celui des pays les plus avancés.

C’est à nous de saisir cette occasion magnifique de prouver que le génie du peuple africain

Si la majeure partie de l’Afrique était politiquement une, il pourrait se créer une Afrique unie, grande et puissante, où les frontières territoriales qui nous restent de l’époque coloniale seraient désuètes et inutiles, et qui travaillerait à une mobilisation complète et totale de l’organisme de planification économique, sous une direction politique unifiée. C’est à nous de saisir cette occasion magnifique de prouver que le génie du peuple africain peut triompher des tendances séparatistes pour devenir une nation souveraine, en constituant bientôt, pour la plus grande gloire et la prospérité de son pays, les États-Unis d’Afrique. »