Histoire: La révolution de la branche peule des torobe contre l’esclavage

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La décadence du régime denynakobe

Au dix-huitième siècle, le Fouta Toro était dirigé par la dynastie Satigui (animiste), ou musulmans superficiels des denyankés qui dirigeaient le pays depuis des siècles. Sous pression des Européens qui s’infiltraient depuis la côte et des nomades arabo-berbères venant du Nord, l’incapacité ou la non-volonté des princes denyankés, dont certains s’alliaient aux étrangers pour combattre une autre fraction de Denyankés, d’assurer la sécurité de la population et l’intégrité du royaume face aux négriers européens et les hordes de razzieurs Maures Braknas et Trarzas, était de plus en plus manifeste.

Souleyman Baal et l’élite guerrière du Fouta

Une révolution de marabouts initiée et dirigée par un brillant lettré musulman issu d’une famille maraboutique nommé Souleyman Baal éclata contre le régime denyanké. Son but était de retrouver la stabilité de l’état en luttant contre la traite négrière des Français et des Anglais, les razzias des pillards Maures et l’incompétence de la dynastie régnante. Le mouvement de Souleymane Baal fut vite rejoint par la redoutable élite guerrière du royaume et par des jeunes marabouts galvanisés par les idéaux de la révolution. Ensemble, ils réussirent à renverser la dynastie des Denyankés et repousser les Maures vers le désert.

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L’État confédéral du Fouta-Toro qui comptait neuf provinces a donc pu abolir l’esclavage en 1776, soit près de 90 ans avant son abolition aux États-Unis sous la direction des Toroobé. Le commerce avec les esclavagistes anglais et français basés plus à l’ouest à Saint-Louis du Sénégal, était également interdit.