Mauritanie : L’ancien président Abdelaziz a rompu le silence

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Le 26 avril, l’ancien président de la République, Mohamed ould Abdel Aziz, comparaissait devant le juge d’instruction et il a rompu son silence. L’un de ses avocats, Maitre Taleb Khyar a indiqué que la confrontation de l’ancien président Mohamed ould Abdel Aziz avec le juge d’instruction a duré près de deux heures.

Le juge d’instruction n’a pas fixé une nouvelle audience en vue. Mohamed ould Abdel Aziz avait prévu d’organiser le 28 avril une conférence de presse pour faire la lumière sur les différents aspects de l’enquête dont il fait l’objet. Aziz savait que la maison dans laquelle il voulait tenir sa conférence de presse était déjà saisi par la justice. Mais il a râlé en disant que l’intervention de la police était destinée à restreindre sa liberté d’expression. C’est pas toi qui voulait pas parler ?

Il a quand même tenu la conférence de presse, mais au siège de son nouveau parti, RIBAT. Il a déclaré qu’une conspiration est actuellement en train d’être tissée par la majorité présidentielle et l’opposition. Il a ajouté que le budget de la présidence de la république a doublé afin de taire les partis politiques, notamment l’opposition de même que l’assemblée nationale pour taire les députés, ajoutant qu’il y a une tentative de faire plaisir à tout le monde sur le compte du peuple.

L’ancien président mauritanien mis en examen

L’ancien président a réaffirmé qu’il persistait dans son choix politique, ajoutant qu’il était prêt à aller en prison et qu’il ne quittera pas le pays. Ould Abdel Aziz a rejeté la décision créant la commission d’enquête parlementaire avant de renouveler son attachement à l’article 93 de la constitution qui lui confère une immunité contre toute poursuite, même après son départ de la présidence, regrettant cependant son existence car il souhaitait pouvoir s’exprimer. Mais faudrait savoir tu veut parler ou pas ?

Le pôle d’enquête chargé des crimes économiques et financiers a auditionné le 28 avril, dans le cadre de l’instruction relative au dossier de corruption, l’ancien Premier ministre Mohamed Salem Ould Bechir. Il avait été accusé de participation à la dissipation des biens publics, d’octroi d’avantages indus dans des marchés publics, de trafic d’influence, d’abus de fonction, et d’enrichissement illicite.

Par ailleurs, des sources ont révélé que la cessation des fonctions du directeur général de la Société nationale pour la valorisation et les travaux agricoles, Mohamed Mahmoud Ould Yahya, et le directeur général de la Société nationale pour le forage et les puits, Mohamed Mahmoud Ould El Eyil , est liée à des services qu’ils ont offert à la fondation RAHMA. Fondation, qui a été créée depuis quelques des années par le fils de l’ancien président, Ahmed Ould Mohamed Ould Abdel Aziz, alors que son frère Badr la préside actuellement.

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