Mauritanie, Bad «repat»,

Sarafina Kane, trahie par ses convictions.

Pendant longtemps on a déploré la fuite de «cerveaux africains» qui faisaient le choix de rester en Occident après leurs études. Mais une nouvelle génération d’africains fait le pari du chemin inverse. Ils ont étudié dans de grandes écoles, sont très qualifiés et veulent retourner travailler en Afrique. Les repats, ces africains issus de la diaspora qui abandonnent la vie des villes européennes pour participer au développement de l’Afrique. 

Repat c’est le retour vers l’Afrique, le contraire de la migration qui a caractérisé les rapports Nord Sud pendant longtemps. Repat c’est le diminutif du verbe rapatrier (en anglais), revenir chez soi, dans son pays.

Nafy Kane jeune femme diplômée d’une grande université parisienne a elle aussi fait le choix du retour, pour vivre son rêve africain.

Mais les choses ne passent pas toujours comme prévu. Les causes peuvent être multiples, dans le cas de Sarafina, un pays, la Mauritanie, la corruption, la discrimination et le clientélisme sur fond de tensions ethniques. La pression a tellement été forte qu’elle a choisi pour sa sécurité et celle de son fils de revenir en France. Nous l’avons rencontré encore sous le choc mais déjà sur un nouveau projet toujours tourné vers l’Afrique. Elle qualifie son expérience de mitigée, mais une bonne leçon de vie. Repat encore? La France, reculer pour mieux sauter?

Sarafina Kane est la Présentatrice du site panafricaniste Africa Diaspora News, et fondatrice et CEO à Rendo, Plateforme collaborative, sociale et solidaire, d’accompagnement des jeunes porteurs de projets innovants à destination de l’Afrique. Elle est née en Mauritanie, et a vécu la majorité de sa vie en France.

Rendo est le premier incubateur pour les femmes porteuses de projets en Mauritanie. Première plateforme organisatrice de concours de l’entrepreneuriat féminin en Mauritanie.

Contact: rendo.entreprenher@gmail.com

Site: rendolab.com

Leave a Comment

Your email address will not be published.