Arabe du noir au blanc

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1. Introduction

Le processus d’hellinisation de Jésus, un homme à la peau noire en un Christ à la peau blanche au yeux bleu dans l’iconographie orthodoxe; peut-être mit en parallèle avec l’aryanisation des arabes, et du prophète Mohammed dans la tradition musulmane. Cette aryanisation de l’islam a fortement influencé la tradition islamique, suite à la révolution qui a renversé les Omeyyades, la première dynastie historique de l’islam.

Ce processus a changé la physionomie et la démographique du monde musulman, qui est passé du noir au blanc. Après, que l’arabe noir fut absorbé par le blanc perse, l’image d’un prophète noir ne collait plus à la nouvelle idéologie, c’est donc tout naturellement que Mohamed devint un homme blanc à l’mage du nouveau peuple arabe.

2. Du mouton noir au mouton blanc

Le polymathe égyptien Jalal al-Din al-Suyuti (décédé en 1505), dans son Tarikh al-khulifa (Histoire des califes), rapporte l’une des variantes d’un hadith intéressant, lesquelles variantes sont combinées ici: Zayd b. Aslam raconte que le Prophète (s) eut une vision et en parla à ses compagnons: « J’ai vu un groupe de moutons noirs et un groupe de moutons blancs se mélanger. Les moutons blancs devinrent si nombreux de sorte qu’on ne voyait plus les moutons noirs dans le troupeau. Les moutons noirs sont les Arabes. Ils accepteront l’islam et deviendront nombreux. Quant aux moutons blancs, ce seront les non-Arabes (les Perses, les Turcs, les Byzantins, etc…). Ils entreront dans l’islam et partageront avec vous votre richesse et votre généalogie et deviendront si nombreux que les Arabes ne seront pas visibles parmi eux». Les compagnons étaient surpris par ce qu’ils venaient d’entendre. Puis l’un d’eux dit: «Les Perses non-Arabes entreront dans notre pays, 0 Messager d’Allah? Le prophète dit alors: «Oui. Par celui qui a mon âme dans sa main, si la religion était suspendue à l’étoile la lointaine, les Perse, non-Arabes arriveraient à l’atteindre et le plus chanceux d’entre eux sera le peuple de Faris (perse)».

Le fait que les Arabes originels et les disciples arabes de Mouhamed avaient la peau noire est bien documenté. Il en va de même pour le fait que ces musulmans d’originels se sont dissous dans un afflux de convertis non arabes à l’islam. La physionomie des arabes est passée du noir au blanc. Au 11ème siècle, comme l’observe Robert Goldston (1979: 87): «Bien que les califes abbassides et les fatimides aient continué à conserver leurs titres, entre les mamelouks en Égypte et les Seljuks à l’Est, le pouvoir réel dans le monde arabe (à l’exception de l’Afrique du Nord et de l’Espagne, où les Seljuks n’ont jamais pénétré) était aux mains des Turcs. Il en fut ainsi jusqu’à nos jours.

Et qu’en est-il des premiers Arabes, ces seigneurs du désert qui avaient formé l’avant-garde de l’islam et présidé à son âge d’or? Presque tous étaient depuis si longtemps plongés dans l’empire cosmopolite qu’ils sont devenus indissociables de leurs voisins». Ce changement démographique fait partie de ce que l’on peut appeler l’aryanisation de l’Islam. La transformation de la culture, de l’idéologie, de l’esprit et du visage de l’Islam, qui passe de sémitique (arabe noir) à indo-aryen (essentiellement iranien, mais également turc et byzantin).

Selon Dana Reynolds-Marniche «Le nationalisme noir et le racisme des Arabes d’originels à l’égard des peuples à peaux claires qui s’établirent en Arabie sont illustrés sans équivoque par les premiers écrits et des expressions des arabes originels.» Ce nationalisme noir arabe représenté par Omeyyades (661-750), la première dynastie politique de l’islam qui fut une dynastie arabe noire. Il fut renversé en 750 par ce qu’on a appelé à tort la «révolution Abbasside». Il est vrai que les Banu Abbass, qui ont donné leur nom à la deuxième dynastie, étaient une famille d’une tribu arabe noire comme sa rivale, les Banu Umayya. Mais comme Saleh Said Agha (2003) l’a clairement démontré, la «révolution qui a renversé les Omeyyades n’était ni arabe ni Abbasside mais iranienne».

Jan Resto (2003) dit aussi: «La révolution abbasside de 750 a été dans une large mesure la révolte finale des musulmans non-arabes contre les Arabes et leur prise de pouvoir. Les perses (non-arabe) dirigeaient cette révolte qui a abouti à l’instauration d’une égalité du moins formelle entre les deux groupes». Les Iraniens / Persans, qui étaient un groupe indo-aryens très fiers, avaient une rancune contre les arabes noirs qui ont conquis leur pays en 651 de notre ère et ont mis un terme à leur civilisation vieille de plusieurs millénaires. Ces masses persans pleines de ressentiment étaient le pilier de la révolution abasside, dont la conversion à l’islam, selon Agha, n’était qu’un expédient révolutionnaire.

La dynastie Ommeyade ne s’est pas simplement auto-détruit…. Il existait un antagoniste hostile extérieur dont l’intérêt intrinsèque était de la détruire. Cet antagoniste était les étrangers perses.

Les iraniens dominés par les arabes ont compris très vite qu’adopter l’islam leur donnerait les mêmes droits que les arabes, surtout cela leur permettrait d’infiltré et de s’emparer du pouvoir.

La conversion en masse qui en résulta ne doit pas être considérée comme spontanée ou dû au hasard. Le soulèvement iranien a été rationalisé et mené dans le cadre de l’islam, dans lequel les activistes et les intellectuels iraniens, à la manière d’un Ulysse rusé, trouvaient l’arme naturelle et égalitaire contre l’établissement mondial que prétendait représenter Islam. Le cheval de Troie a été planté au cœur du paradoxe historique de l’islam omeyyade ».

3. Inventer de nouveaux Arabes et remodeler l’islam

La révolution «Abbasside, ou mieux « perse » était bien plus qu’une révolution politique, mais aussi une révolution culturelle, idéologique et spirituelle. Comme Asma Afsaruddin (2008: 106-107) observe: «La troisième génération de musulmans, appelée «successeurs des successeurs» (atba ‘al-tabi’in) a hérité d’un monde transformé après la révolution abbasside… Développements importants sur les plans idéologique, administratif, culturel, politique et socio-économique et ces changements ont été introduits après le renversement des Omeyyades en 750. «Le groupe qui a le plus profité de ce changement radical sont les Persans, dont un nombre important occupèrent des postes officiels importants dans diverses administrations abbassides et ont exercé des fonctions politiques importantes, ainsi qu’une grande influence culturelle»

Cette révolution amena aussi un afflux important de non-Arabes dans l’empire. Ce «changement cataclysmique eut de grandes conséquences sur l’équilibre démographique au niveau du pouvoir». Elle remodela «les institutions politiques et sociales de l’empire islamique et l’esprit interne de la culture islamique sur le modèle des institutions et des valeurs sasaniennes». Elle a également réussi à construire une nouvelle identité arabe. Comme Ronald Segal (2001) le souligne: «la multiplication des mariages mixtes (entre Arabes et non-Arabes) a permis de brouiller les distinctions initiales, et un nombre croissant de vaincus, ayant adopté la religion et la langue des conquérants, l’identité comme s’ils étaient eux même des arabes».

Notez également les commentaires de Richard Suskind (1972)

«Omar le deuxième Calif n’a pas réussi à empêcher les musulmans de se mêler aux nouveaux peuples conquis…» Puisqu’il leur était interdit de posséder des terres, leur richesse (butin de guerre) leur permis principalement d’acheter des femmes… Tous les enfants nés de ces unions (et ils étaient plusieurs milliers) se sont naturellement identifiés comme arabes, à la classe dirigeante. Quand ils ont grandi et se sont mariés, leurs progénitures se sont appelées à leur tour arabes. C’est ainsi que les habitants du monde musulman, dont beaucoup n’ont pas une goutte de sang arabe dans les veines, se sont vus prendre l’appellation Arabes ».

Une telle «conversion à l’arabisme» est illustrée par les mots du poète iranien Bashshar b. Barb (d. 783-4), qui a répondu à la question du calife al-Mahdi: «De quoi vous réclamez-vous, Bashshar?» «ma langue et à mes vêtements sont arabes; mais mon origine n’est pas arabe (ajam).

Après s’être convertis à l’islam et à l’arabisme, ces Iraniens et d’autres non-Arabes ont pu reconvertir l’islam et l’arabisme conformément à leur vision d’un empire persan qui renaissant. Il est à noter que les érudits iraniens, qui allaient devenir les principaux artisans de la tradition islamique, méritent d’être rappelés. Ils ont manipulé cette tradition et même fabriqué certains aspects de celle-ci.

Rina Drory, dans son fascinant article «La construction abbasside du jahiliyya: une autorité culturelle en devenir» (1996) montre comment cela s’est passé en exerçant une influence sur le souvenir du passé arabe à travers le principal véhicule de ce dernier: la poésie arabe. La poésie préislamique (plutôt pré-coranique) appartenait à l’héritage tribal arabe et était perçue comme le moyen par lequel l’héritage tribal se perpétuait. Les gardiens de cet héritage, les poètes ashu’arii et les émetteurs (ruwiit) des poèmes étaient donc des bédouins arabes. Cependant, vers le milieu du VIIIe siècle, une nouvelle génération d’émetteurs apparait: des convertis iraniens urbanisés de deuxième génération à l’islam (mawali), ainsi que Hammad al-Rawiya (décédé 722) de Kufa et son élève Khalaf al-Ahmar (mort en 796) de Bassorah. Cette nouvelle race «tire donc son origine d’un contexte culturel totalement différent de celui des émetteurs arabes tribaux originels».

Il en a été de même pour beaucoup de la nouvelle classe d’érudits (oulama) mawali ou de convertis non arabes. Selon Drory, ces non-Arabes «ont choisi cette profession comme moyen de s’intégrer dans la société islamique émergente», mais aussi pour la façonner. «Acquérant une expertise sans précédent dans le domaine, ces émetteurs iraniens et leurs érudits du passé arabe ont bien réussi. Ils se sont confrontés aux tribus Omeyyades et Abbassides, où leurs récitations et leurs productions intellectuelles étaient très appréciées. Ils ont encadré les familles royales et répondu aux questions académiques du calife en fonction. Par ces moyens, ils ont pu «remodeler le monde spirituel» de la maison du calife.

Les persans

Ce qu’il faut retenir est que ces nouveaux gardiens du passé arabe et de la tradition islamique ne l’ont pas simplement transmis. Ils ont modifié et manipulé ces traditions, en «inventant le savoir». Ils ont fabriqué de la connaissance arabo-islamique, falsifié la poésie, inventé des textes et les ont attribuer à des poètes connus ou remanié des poèmes existants. Grâce à une telle cette opération, ces convertis non arabes ont pu créer une nouvelle identité arabe. Ce sont les mawali non arabes qui ont réellement construit l’identité arabe pour la communauté arabe grâce à un effort colossal de collecte et d’organisation des connaissances appartenant aux «sciences arabes (et islamiques)»

En d’autres termes, les non-Arabes qui se sont convertis à l’islam et à l’arabisme ont également construit une nouvelle identité «arabe» qui s’apparente davantage à leur propre contexte culturel et spirituel. Ils ont également transformé l’Islam en conséquence. Au travers de cette opération clandestine (mais pas nécessairement organisée), la civilisation perse «rebondirait…son islamisation, lentement presque furtivement en moins d’un siècle» et, ce faisant, des liens sasaniens (sic)… auraient été intégrés au tissu de la pensée musulmane.

Un élément sassanien (c’est-à-dire persan) introduit dans la poésie arabe et dans l’Islam était un aspect du dualisme cosmique qui caractérisait la religion d’État zoroastrienne, un dualisme qui considérait le blanc comme étant intrinsèquement bon et le noir comme étant pervers. Ce sera extrêmement important pour le cours que suivra l’Islam après la Révolution.

4. Du nationalisme noir au racisme blanc

Marniche explique: «Comme si le monde avait été bouleversé, la couleur noire dans la culture arabe primitive, comme dans l’Égypte pré-ptolémaïque et l’Inde dravidienne (selon Marco Polo), était vénérée en tant que représentant ce qui était archétypalement bon, saint, et puissant. La culture européenne, même à ses débuts, semble avoir eu exactement la même notion. Cette observation d’un sentiment pro-noir, si vous voulez, dans la culture arabe et islamique primitive est reprise par un certain nombre d’érudits.

John Alembillah Azumah (2001: 130-131) souligne que: «Il n’ya pratiquement aucune trace d’antagonisme ou de discrimination sur la base de la couleur de la peau dans l’Arabie préislamique et dans l’Arabie islamique primitive, Pendant la guerre. Rien n’indique que les noirs aient subi une discrimination particulière en raison de la couleur de leur peau. Au contraire, les Habash (Éthiopiens), qui étaient les alliés des Byzantins dans l’Arabie du VIe siècle, étaient généralement considérés comme des personnes avec une civilisation supérieure à celles des Arabes et respectés au début de la période islamique comme des personnes d’une religion révélée. C’est en partie à grâce à la haute estime des Habash au début de la période islamique que Muhammad conseilla à ses fidèles persécutés de demander asile en Abyssinie en 615 de notre ère.

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Ainsi que le regretté professeur St Claire Drake (1987, II: 85, 152): «Au début de l’Islam, il y avait des associations positives à la couleur noire… Les récits rabbiniques et midrashiques qui interprètent la peau noire comme une malédiction ne faisaient apparemment pas partie de la tradition orale arabe du début… Ils sont apparus après les conquêtes arabes du VIIe siècle, dans le cercle des érudits de Mésopotamie qui développaient la pensée religieuse islamique. Les érudits, certains étaient des Arabes, mais la plupart étaient des Persans»

Cette dernière remarque concernant le rôle persan / iranien dans l’introduction du racisme dans la pensée religieuse islamique est d’une grande importance et doit être gardée à l’esprit lors de la lecture de la remarque suivante. Abduh Badawt de Khartoum, dans son étude de la poésie arabe et de l’image des Noirs y figurant, a noté: «Les Arabes méprisaient la couleur noire autant qu’ils aimaient la couleur blanche; ils ont décrit en blanc tout ce qu’ils admiraient, matériel ou moral».

En effet, Bernard Lewis a documenté le racisme évident dans la poésie arabe préislamique. Comment pouvons-nous expliquer cela, l’absence de racisme anti-noir à la lumière des observations ci-dessus? Si l’Arabie islamique ancienne et primitive était noire, comment expliquer ce prétendu racisme? Comment peut-on rectifier ces observations contradictoires?

Bernard Lewis (1990: 28-32) souligne à juste titre à cet égard: «Il existe des textes, voire de nombreux textes attribués aux poètes préislamiques et des premiers poètes islamiques, qui suggéreraient très fortement un sentiment de haine et de mépris envers les personnes de naissance ou d’origine africaine. La plupart, sinon tous, appartient à des périodes ultérieures et reflète des problèmes, attitudes et préoccupations ultérieurs. L’Arabie islamique païenne et primitive semble avoir partagé l’attitude générale du monde antique, qui n’avait aucun stigmate sur la couleur noire».

La poésie islamique antérieure a donc été manipulée ou fabriquée et le racisme anti-noir des «nouveaux Arabes» a été attribué aux anciens. Le maiudli iranien a introduit dans l’islam un racisme virulent, anti-noir. Mino Southgate ((1984: 3-35) écrit que, dans les sources iraniennes des 10e et 14e siècles, musulmans et non-musulmans, «aucun groupe n’était à l’abri d’une telle attaque raciale féroce mais particulièrement les noirs». Dans la littérature musulmane les Noirs sont des ennemis de Dieu et de l’islam et le meurtre de chacun d’eux est une pénitence pour toute une vie de péché, car Dieu veut qu’ils soient détruits.

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Southgate conclut, avec un sentiment de perplexité: «De nombreuses sources islamiques iraniennes médiévales montrent une conscience de la couleur, décrivent des stéréotypes noirs négatifs et révèlent des sentiments hostiles envers les Noirs. Cela ne veut pas dire que les sentiments négatifs ne sont pas exprimés vis-à-vis d’autres groupes. Il est juste de dire cependant que, mis à part les commentaires légèrement positifs à propos des Ethiopiens, on ne dit guère de bien à propos des Noirs. L’attaque contre les noirs est beaucoup plus féroce que celle contre tout autre groupe. Qu’est-ce qui a motivé l’Iran musulman à développer des images et des stéréotypes grotesques sur les africains?Bani Rasheed people (Rashaida) – Camel herders at the Riyadh Camel market.

La réponse, sans doute, est que ces sentiments anti-noirs, résumés dans le dualisme cosmique de certaines formes de zoroastrisme, étaient là bien avant l’Iran musulman. Les Persans de l’Antiquité étaient un peuple fier et raciste. Empirius (vers 200 de notre ère; contre les éthiciens, 43) affirme que, de tous les Blancs, les Perses sont les «Blancs les plus courageux». Lorsque l’Ethiopie chrétienne a reconquis le Yémen juif en 520, le souverain byzantin de Constantinople refusa les exilés juifs au nom de ses coreligionnaires. De son côté, Chosroès, roi de Perse zoroastrien, adopta une position différente. Il dit aux Juifs: «C’est la race blanche contre la race noire». Je suis plus proche de vous que des Abyssiniens». Après leur victoire sur «la race noire», la poésie de la victoire commença: «Nous avons traversé les eaux pour libérer Himyar (sud de l’Arabie) de la tyrannie des noirs».

Modern arabs

Richard Bulliet note: «De nombreuses pratiques, croyances et institutions, dont la plupart des caractéristiques de la période où l’Islam s’est inventé une identité uniforme, sont enracinées dans les communautés musulmanes urbaines de l’Iran du onzième siècle. L’impact de la diaspora iranienne (aussi) ont dépassé les changements institutionnels. Cela a eu une incidence sur le contenu de la pensée et de la pratique religieuse » En effet il y’a eu, aryanisation de l’islam. Cette preuve de la manipulation de la tradition arabe et islamique par des convertis racistes non-arabes et non-noirs à l’islam revêt une signification profonde sur l’identité ethnique du prophète Mouhamed, selon les sources islamiques. Comme nous venons de le montrer, les sources confirment deux choses:

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(1) le prophète avait la peau noire.

(2) les sources ont été manipulées pour en faire un blanc.

Source Black Arab, inspiré des travaux de Wesley Mohamad