Mouhamed, le prophète sans visage

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Le prophète Mouhamed était un arabe du clan Banū Hāshim de la tribu Quraysh. Il est décrit comme un caucasien, à l’image des princes saoudiens. D’ailleurs personne n’imagine qu’un arabe puisse être noir. Un arabe noir est considéré toujours dans l’imaginaire populaire comme descendant d’esclaves africains, à l’image de Bilal. Les noirs eux-même ont intégré l’idée qu’il n’y a jamais eu de prophète africain, ni noir d’ailleurs. Cette conviction est basée sur la littérature religieuse falsifiée et raciste transmise aussi aux musulmans africains.

Voilà la description la plus répandu du prophète: Il avait une taille moyenne, il n’était ni grand ni petit. Il avait un teint blanc-rougeâtre, c’est à dire qu’il n’était ni trop blanc ni trop brun. son visage était éclairé. Ses cheveux n’étaient ni frisés ni lisses.

Certains musulmans arabes vont jusqu’à dire que pour être prophète il faut être beau, un noir par essence n’est pas beau. Dire que le prophète ou que les arabes ont pu être noirs peut-être considéré comme blasphématoire pour les africains. Les arabes originels étaient-ils noirs (aswad, akhḍar, udma)? Comment la famille du prophète Mohamed est décrite dans la littérature arabe, islamique classique. Aujourd’hui tout noir se réclamant arabe est automatiquement vu comme un aliéné, un complexe se cherchant une parenté avec le prophète.

Robert F. Spencer, dans son livre “The Arabian Matriarchate: An Old Controversy,” «On dit que les Quraysh expliquent leur petite taille et leur peau sombre par le fait qu’ils ont toujours pratiqué l’endogamie». Henry Lammens de rajouter «les Hâsimites sont une famille où dominait le sang nègre». Il poursuit «En outre les Banū Hāshim sont généralement qualifiés de «(Adam)» qui signifie couleur foncée. Ces observations occidentales correspondent parfaitement à la littérature arabe et islamique classique.

Ibn Manẓūr (mort en 1311), auteur du lexique arabe classique le plus fiable, «Lisān al-‘arab» définit l’expression «aswad al-jilda», «peau noire», signifiait de manière idiomatique khāliṣ al-‘arab, «les Arabes purs », parce que la plupart des Arabes ont la couleur sombre (al-udma). Autrement dit être noir pour les anciens arabes signifiait la pureté ethnique. Le célèbre grammairien du siècle précédent, Muhammad b. Barrī al-‘Adawī (mort en 1193) écrit qu’un «Akhḍar», ou Arabe à la peau noire était «un Arabe pur (‘arabī maḥḍ) avec une généalogie pure,« parce que les Arabes se décrivent comme noirs, (al-aswad) »

Al-Jaḥiẓ (mort en 869), dans son «Fakhr al-sūdān ‘alā l-bidan», a déclaré: «Les Arabes se vantent de (leur) couleur noire, تفخر بسواد اللون العرب (al-‘arab tafkhar bi-sawād al-lawn)» Finalement, Al-Mubarrad (mort en 898), la figure dominante de la tradition grammaticale de Basran, a fait un pas de plus en affirmant: «Les Arabes étaient fiers de leur teint brun et noir (al-sumra, wa al-sawād) et ils avaient du dégoût pour le teint blanc et blond (al-raumra wa al-shaqra), et ils disaient que s’était le teint des non-arabes. »

Si Mahomet était en fait un pur arabe, comment aurait-il pu être de couleur blanche ou pâle, le trait caractéristique des non-Arabes au sein du Hedjaz? Cette question est la plus cruciale quand on considère que non seulement sa tribu et son clan arabe avaient la peau noire, mais sa famille immédiate et élargie l’était également.

 Du côté paternel

«Abd al-Muṭṭalib (mort en 578) était le grand-père paternel du prophète. Il était arabe Hāshimī, il avait comme on s’y attend la peau noire. Muhammad b. ‘Umar Bahriq al-Hadramī, dans son livre «al-Anwār wa matāli’i al-asrār fī sīrat al-Nabī al-Mukhtar», rapporte: Concernant Abd al-Muṭṭalib… Il avait le teint brun foncé (asmar). Cet arabe brun foncé a engendré des fils avec des femmes arabes d’un clan qui était encore plus noir que son propre clan, et ces fils seront encore plus noirs que lui. Al-Jāḥiẓ a noté: «Les dix fils d’Abd al-Muṭṭalib étaient d’un noir profond (dalham), et qu’ils avaient de grandes tailles (hmukhm).

Quand Amir b. Al-ayufayl, il dit les avoir vu tourner autour de la (Ka’ba) comme des chameaux noirs. Avant d’ajouter «avec des hommes comme ceux-ci, la Ka’ba est préservée». Abd Allah b. Abbas était très noir et grand. Ceux de la famille d’Abū Ṭālib, qui sont les plus nobles des hommes, sont noirs (sūd). Dalham signifie noir, un noir très profond qui donne des reflets bleus métalliques, noir de jais.

Les dix fils de d’Abd al-Muṭṭalib étaient: ithārith, Abd al-‘Uzzā (Abū Lahab), Abū Ṭālib, al-Zubayr, Abd Allah, Al-Abbas, Hijl et Zarrar. Tous les dix étaient des Arabes noirs, des Banū Hāshim, comme Abd Allah, le père du prophète. Oui, le père du Saint Prophète était un Arabe noir t! Il en était de même pour les oncles et les cousins du prophète.

I- Oncles et Cousins

1- Hamza b. Abd al-Muṭṭalib.

Le célèbre oncle paternel du prophète, (mort en 625), surnommé «le lion de Dieu», avait la peau noire. Abū Dā’ūd (mort en 819), dans son texte Musnad al-Tayālisī, rapporte: «(L’esclave éthiopien) Wahsi (né à Harb) a dit: «… j’ai vu Hamza comme s’il était un chameau awraq (basané) « Selon Ibn Manẓūr (sv) awraq, de wurqa, signifie un teint marron ou asmar.

2- Abd al-Uzzā b. Abd al-Muṭṭalib et ses descendants.

Plus connu sous le nom d’Abū Lahab le «Père des Flammes» (mort en 624), était l’oncle, et le plus hostile ennemi du Prophète. Il était décrit comme un «dalham», noir de jais selon al-Jaḥiẓ. Un rapport trouvé dans la Musnad de l’Imam Aḥmad b. Balanbal (mort en 855), l’apparence d’Abū Lahab était «lumineuse, il avait deux tresses. Il était le plus «abyaḍ» (blanc) et le plus beau de tous.

Le mot Abyaḍ est utilisé ici pour décrire le teint d’Abū Lahab. Il ne désigne pas le teint blanc ou la peau claire. Selon un phénomène linguistique arabe classique appelé al-addad («Opposites»), cela signifie «noir (aswad) mais exempt de défauts (al-kalaf) et dégageant une lueur lumineuse (a-hintī al-lawn). Ceci est démontré plus loin par l’exemple de l’arrière-petit-fils d’Abū Lahab, le poète Qurayshite du septième siècle, al-Faḍl b. al-Abbās (mort en 714).

Al-Faḍl et la mère, du prophete Amīna, étaient cousins. Appelé al-Akhḍar al-Lahabī «le noir flamboyant», Al-Faḍl est connu pour sa peau extrêmement noir et sa pureté généalogique. On lui doit ces célèbres vers:

Je suis celui à la peau noire (al-Akhḍar). Je suis bien connu.

Mon teint est noir. Je suis de la noble maison des Arabes.

La peau noire d’Al-Faḍl est due à sa généalogie arabe, et non comme certains ont essayer de nous faire croire à un «mélange de nègres», venus d’ailleurs. Ibn Manẓūr va plus loin il dit, Al-Faḍl est al-Akhḍar ou aswad al-jilda, «à la peau noire», parce qu’il vient de «Khāliṣ al-‘arab», les Arabes purs.

Il est noir parce que la couleur de la plupart des Arabes est foncé (al-udma). Ibn Barrī (mort en 1193) va dans le même sens, il note « Il (Al-Faḍl) veut dire par là que sa généalogie est pure et qu’il est un pur arabe (‘arabī maḥḍ), les Arabes se décrivent comme noirs (al-aswad). » Ainsi, selon ces érudits arabes / islamiques classiques, la noirceur d’al-Faḍl (akhḍar) est la marque visuelle de sa généalogie purement arabe et Qurayshī. C’est le cousin du prophète, Muhammad.

3- Al-Abbas b. Abd al-Muṭṭalib et ses descendants.

Al-Abbas (mort en 652) est le patronyme et la racine des Banū ‘Abbās, qui a donné son nom à la dynastie Abbāsid. Al-Abass est l’oncle paternel du Prophète et père de Abd Allāh b. Abbās (mort en 687) également connu pour sa couleur noire profonde. Ibn Abass était un Tarjuman al-Qur’an, (l’interprète du Coran). Al-Jāḥiẓ le décrit comme grand et très noir.

Le savant et historien syrien al-Dhahabī ( mort en 1348) a également décrit Abd Allāh b. Abbas et son fils, Alī b. Abd Allāh comme étant «très sombre». Il rapporte également que «Abd Allāh b. «Abbas» était abyaḍ, imprégné de «sufra» (noir jaunâtre), grand, volumineux, et beau »

Il n’ya pas de contradiction, entre Abyaḍ en tant que teint d’un homme, cela signifie «noir (aswad) mais exempt de taches (al-kalaf) et dégageant une lueur lumineuse (a-hintī al-lawn)».

4- Abū Ṭālib b. Abd al-Muṭṭalib et ses descendants.

Abū Ṭālib (mort en 619), frère du père (Abd Allāh) du Prophète, qui fut un fidèle jusqu’à sa mort en 619, était un «Dalham» un noir de jais comme son frère. Al-Jāḥiẓ confirme en outre que «ceux de la famille d’Abū Ṭālib, les plus nobles (généalogiquement purs) des hommes, sont noirs (sūd)». Abū Ṭālib est le père de Ali (mort en 661), cousin et gendre du prophète, père des seuls petits-fils du prophète, al-Hasan et al-Husayn.

Alī, le quatrième des califes bien guidés (Khulafā ’Rāshidūn) est la figure centrale de l’islam chiite. Ils considèrent Alī comme le premier Imam, ses descendants comme les successeurs légitimes du Prophète. Alī b. Abū Ṭālib était un Arabe à la peau noire, comme le fait remarquer al-Suyūṭī, qui le décrit comme «husky, chauve… ventru, à la grande barbe… et noir de jais (àdam shadd al-udma)

Selon Ibn Sa’d (mort en 845), le propre fils d’Alī, Abū Ja’far Muhammad, a ainsi décrit «Alī: «C’était un homme à la peau noire avec de grands yeux lourds, ventru, et chauve…» Les descendants d’Alī, les sharīfs / sayyids, sont décrits comme des hommes à la peau noire.

La couleur noir de la famille d’Abū Ṭālib est très essentielle pour la suite, la description du prophète, car le fils d’Abū Tālib, Ja’far, frère aîné de Alī, connu sous le nom d’al-Hāshimī, «le Hāshimite» est de «loin le parent qui ressemble le plus au prophète. En effet, Mahomet lui-même aurait dit à son cousin (qui a une peau noire): «Tu me ressembles à la fois en apparence et en caractère (ashbahta khalqī wa khuluqī).

La descendance du prophète

Muhammad b. «Abd Allāh (mort en 762), connu également sous le nom d’Al-Nafs al-Zakiyya (« l’âme pure »), était un descendant direct du Prophète, par sa fille Fāṭimah, épouse de‘ Alī b. Abū Ṭālib. Al-Nafs al-Zakiyya «se targuait d’être un Qurayshi de lignée pure… [avec] une descendance pure du Prophète» Il s’en vantait: «Je suis au centre des lignes (généalogiques) de Banū Hāshim. Ma paternité est la plus pure parmi eux, non diluée avec du sang non arabe…

À quoi ressemblait ce descendant pur arabe du Prophète arabe? «Muhammad (Al-Nafs al-Zakiyya) est décrit comme étant grand, fort avec une peau très sombre» En effet, al-Dhahabī le décrit comme «à la peau noire et énorme». Mais c’est la description d’al-Ṭabarī qui est la plus informative: «Muhammad (Al-Nafs al-Zakiyya) était noir, extrêmement noir, noir de jais (ādam shadīd al-udma adlam) et énorme. Il était surnommé «Visage de goudron» (al-qārī) à cause de son teint noir (udmatihi), tel qu’Abū Ja’far l’appelait «Visage de charbon de bois» (al-muḥammam).

Muhammad al-Nafs al-Zakiyya était un arabe Qurayshī dont la lignée des deux côtés de son père et de sa mère le plaçait «au centre» des lignes généalogiques des Banū Hāshim, les parents du Prophète. Il était célèbre pour être un pure descendant du Prophète lui-même. Le fait qu’il était si noir qu’il était appelé «visage de goudron» et «visage de charbon de bois» est important pour la suite sur l’appartenance ethnique du prophète lui-même.

II- Du côté maternel

Amīna bt. Wahb, la mère du prophète Mahomet, était originaire des Banū Zuhra, un sous-clan noir de la tribu noire Quraysh. Amīna est la fille de Wahb b. Abd Manāf b. Zuhra dont on dit que la mère (la grand-mère d’Amina) est Ātika bt. al-Awqaṣ de l’exceptionnellement noir Banū Sulaym. Les Sulayms noirs sont les oncles maternels du prophète. on dit donc qu’il a dit: «Je suis le fils des nombreux Ātikas de Sulaym.» En d’autres termes, la grand-mère paternelle d’Amīna vient du Sulaym noir, et son grand-père ‘Abd Manāf était de la tribu Zuhra.

Les membres de la tribu Banū Zuhra étaient fréquemment moqués à cause de leurs peaux foncées, en particulier les parents maternels du prophète Mouhamed. Voir par exemple le célèbre Sa’d b. Abī Waqqās (mort en 646), cousin d’Amīna et oncle du prophète Mouhamed. Il est décrit comme très sombre ou noir (adam), grand. Avec un nez plat. Il faut noter que Muhammad était très fier de son oncle Sa’d. On nous dit qu’une fois Muhammad était assis avec certains de ses compagnons et que Sa’d passa. Le prophète s’est arrêté et a dit : «C’est mon oncle. Que n’importe quel homme me montre son oncle.» Abd Yaghūth du Banū Zuhra, le neveu d’Amina et donc le cousin maternel du prophète. Il est appelé plus tard dans la littérature al-Aswad, « Le Noir », parce qu’il avait la peau noire (aswad al-lawn).

III- Conclusion

Muhammad avait plus que du sang noir des Qurayshī dans ses veines du côté paternel. Son arrière-arrière-grand-père était «Abd Manāf, qui était marié avec Ātika bt. Murra al-Sulaymī, l’arrière-grand-père du prophète, Ḥāshim. C’est-à-dire que l’arrière-grand-mère du prophète était noir de jais des Banū Sulaym. Hāshim, l’arrière-grand-père, avec Salmā bt. «Amrū’ l-Khazrajī, eurent le grand-père du prophète, «Abd al-Muṭṭalib. Cela signifie que son arrière-grand-mère paternelle était de la tribu noire médinoise Banū Khazraj.

Maintenant comment une personne qui est issue d’un clan arabe à la peau noire, et d’une tribu à la peau noire du coté de ses deux parents, peut-être blanche? Comment une personne qui a des oncles des cousins, et une descendance noirs peut naitre blanc, caucasien, ou à la peau blanche, sans que celui-ci ne soit un albinos? Chacun est libre de tirer les conclusions qui lui conviennent à la lumière de ces informations.

En 2016 le lanceur d’alerte iranien Reza Vassar a reconstituer l’image du prophète. Vassar est un professeur de communication visuel de métier. Il est tombé sur la feuille arrachée d’un vieux manuscrit. La feuille représente une image illustrée qui a été effacée postérieurement. l’image vient du tome 4 de Sifat al-nabi réaliser vers 1595 à la cours du sultan Mourad, le 12ème de l’empire Ottoman. Il reconstruit l’image, et le résultat est stupéfiant. ici

Pour en savoir un peu plus, Les sources, et références

Cet article est inspiré des travaux de Wesley Mouhamed.

[1] Robert F. Spencer, “The Arabian Matriarchate: An Old Controversy,” Southwestern Journal of Anthropology 8 (Winter, 1952) 488. See further Muhammad, Black Arabia, 173-178.

[2] Études sur le siècle des Omayyades (Beirut: Imprimerie Calholique, 1930) 44.

[3] Ibn Manẓūr, Lisān al-‘arab (Beirut: Dar al-Sadir – Dar al-Bayrut, 1955-1956) s.v. اخضر IV:245f; See also Edward William Lane, Arabic-English Lexicon (London: Williams & Norgate 1863) I: 756 s.v. خضر.

[4] Ibn Manẓūr, Lisān al-‘arab, s.v. اخضرIV:245.

[5] Al-Jāḥiẓ, Fakhr al-sūdān ‘alā l-bidan, in Risa’il Al-Jahiz, 4 vols. (Cairo, 1964) I:207. See also the English translation by T. Khalidi, “The Boast of the Blacks Over the Whites,” Islamic Quarterly 25 (1981): 3-26 (17). See further Ignaz Goldziher, Muslim Studies (Muhammedanische Studien) 2 vols. (London, Allen & Unwin, 1967-), 1:268 who notes that, in contrast to the Persians who are described as red or light-skinned (ahmar) the Arabs call themselves black.

[6] Apud Ibn Abī al-Ḥadīd, Sharḥ nahj al-balāghah, V:56.

[7] Al-Jāḥiẓ, Fakhr al-sūdān ‘alā l-bidan, I:209.

[8] See Wesley Muhammad, “Abyad and the Black Arabs: Some Clarifications” @ http://drwesleywilliams.com/yahoo_site_admin/assets/docs/Abyad_and_the_Black_Arabs_Site.4394849.pdf.

[9] Ibn Manẓūr, Lisān al-‘arab, s.v. اخضرIV:245f.

[10] Ibn Manẓūr, Lisān al-‘arab,, s.v. اخضرIV:245; Lane, Arabic-English, I: 756 s.v. خضر.

[11] Ibn Manẓūr, Lisān al-‘arab, s.v. اخضرIV:245.

[12] Al-Dhahabī, Siyar a’lām al-nubalā (Beirut, 1992),V:253

[13] Al-Dhahabī, Siyar, III:336.

[14] Al-Suyūṭī, Tārikh al-khulafā, 134.

[15] Ibn Sa’d, al-Ṭabaqāt al-kubrā (Beirut: Dar Sādir) 8:25. On ‘Alī as short and dark brown see I.M.N. al-Jubouri, History of Islamic Philosophy – With View of Greek Philosophy and Early History of Islam (2004), 155; Philip K Hitti, History of the Arabs, 10th edition (London: Macmillan Education Ltd, 1970) 183.

[16]Tariq Berry, Unknown Arabs; idem, Tariq Berry, “A True Description of the Prophet Mohamed’s Family (SAWS),” http://savethetruearabs.blogspot.com/2009/08/true-description-of-prophet-mohameds_26.html.

[17] EI2 2: 372 s.v. Dja’far b. Abī Ṭālib by L. Veccia Vaglieri.

[18] The Translation of the Meanings of Ṣaḥīḥ Bukharī, Arabic-English, trans. Dr. Muhammad Muhsin Khan (Medina: Islamic University, 1985) V:47.

[19] Muhammad Qasim Zaman, “The Nature of Muhammad al-Nafs al-Zakiyya’s Mahdiship: A Study of Some Reports in Iṣbahānī’s Maqātil,” Hamdard Islamicus 13 (1990): 60-61.

[20] Quoted from al-Ṭabarī, The History of al-Ṭabarī, Vol. XXVIII: ‘Abbāsid Authority Affirmed, trans. annot. Jane Dammen McAuliffe (Albany: State University of New York Press, 1985) 167-68.

[21] EI2 7:389 s.v. Muḥammad b. ‘Abd Allāh by F. Buhl.

[22] Al-‘Ibar fī khabar man ghabar (Kuwait: Turath al-Arabi) 4:198.

[23] Al-Ṭabarī, Ta’rīkh al-rusul wa’l-mulūk, 10:203.

[24] See above. On the other hand, Caesar E. Farah suggests that Amīna’s tribal background is the Najjār clan of the Banū Khazraj, a tribe in Medina also noted for its blackness. See Caesar E. Farah, Islam 7th Edition (Hauppauge, NY: Barron’s, 2003) 37; Muhammad, Black Arabia, 178-179; Berry, Unknown, 68.

[25] Michael Lecker, The Banå Sulaym: A Contribution to the Study of Early Islam (Jerusalem: Hebrew University, 1989), 114. On the Banū Sulaym see further Muhammad, Black Arabia, 180-181.

[26] Muhammad b. Yūsuf al-Ṣāliḥī al-Shāmī, Subul al-hudā wa-‘l-rashād fī sīrat khayr al-‘bād (Cairo, 1392/1972) I:384-85; Lecker, Banū Sulaym, 114-115.

[27] Al-Dhahabī, Siyar a’lām al-nubalā (Beirut, 1992), 1:97.

[28] On Sa’d b. Abī Waqqās see ‘Abd al-Raḥmān Rāfat al-Bāshā, Ṣuwar min ḥayāt al-Ṣaḥābah (Karachi: al-Maktabah al-Ghafūrīya al-‘Āṣimīyah, 1996 ) 285-292 (287); Berry, Unknown Arabs, 71-72.

[29] Al-Dhahabī, Siyar, I:385-86.

[30] On the significance of these matrilateral listings in Muhammad’s genealogy see Daniel Martin Varisco, “Metaphors and Sacred History: The Genealogy of Muhammad and the Arab ‘Tribe’,” Anthropological Quarterly 68 (1995): 139-156, esp. 148-150.